J R Lafrance and Francine Patenaude
J R Lafrance and Francine Patenaude

2012 en Français

Vendredi, 20 juillet 2012.

Nous quittons Cornwall à 6h30 par un beau matin ensoleillé et frais. Nous traversons Ottawa sans trop de ralentissement. Après la route 417, nous empruntons la route 17 et nous nous arrêtons à Matawa vers 11h30, pour le lunch, juste un peu avant North Bay. La ville de North Bay est située en bordure du lac Nipissing, un immense lac qui donne naissance à la French River qui elle va se jeter dans la Baie Georgienne. Nous faisons quelques photos du lac Nipissing et ensuite nous reprenons la route pour nous arrêter à Matheson vers 17h00, au bord d’un petit lac ou se trouve une rampe pour mettre les bateaux à l’eau. L’endroit est très joli et très calme. Nous préparons le souper (brochettes de poulet) sur le BBQ, vaisselle, un peu de télé et nous nous couchons tôt car la journée fut longue. Nous avons fait tout près de 700 km et il nous reste environ 300 km à faire pour Hearst, ville ou demeurent la tante Jacqueline et les cousins(nes) de Jean Roch. Jean Roch a téléphoné il y a quelques jours et nous sommes attendus.



Samedi, 21 juillet 2012.

         Nous avons eu beaucoup de pluie durant la nuit et le début de la matinée. Nous avions laissé les trappes du toit ouvertes et nous avons de l’eau sur le plancher ce matin. Nous allons apprendre avec le temps que nous devons fermer les trappes quand il pleut. Nous nous levons tard car Jean Roch a eu une mauvaise nuit ; il a eu des frissons et des nausées une grande partie de la nuit qui l’ont maintenu réveiller. Nous quittons Matheson vers 11h00, la pluie a cessé et peu de temps après le ciel s’éclaircit. Après 300 km de route, nous faisons notre entrée dans Hearst ou nous sommes attendus chez la tante Jacqueline de Jean Roch. Nous rencontrons également Monique la cousine de Jean Roch (fille de Jacqueline) qui nous amène au chalet qui est situé sur le lac Pyvabiska . C’est François, frère de Monique qui nous fait faire la traversée à l’île dans son bateau. Nous rencontrons alors Michelle l’épouse de François et Jean Simon leur neveu. Nous avons passé une fin de journée et une soirée des plus agréables. Nous avons partagé un délicieux repas tous ensemble sur le patio entouré de moustiquaires à l’abri des insectes, face au lac et au coucher du soleil. C’était divin. François nous a ramené à la marina de Hearst (Jacqueline, Monique, Jean Roch et moi) vers 22h15 et c’est encore clair dehors. Nous sommes très au nord et il y a une différence marquée avec chez nous. Jean Roch va directement au lit car ce n’est pas la grande forme. Je rédige mon carnet et je vais le rejoindre. C’était chaud à l’intérieur du motorisé quand nous sommes arrivés, nous avons ouvert les fenêtres et en peu de temps la fraîcheur de la soirée chasse toute la chaleur. Nous allons être très confortables pour dormir.

 

 

Dimanche, 22 juillet 2012.

         Nous nous levons à 10h00, Jean Roch a passé une bonne nuit et il se sent beaucoup mieux. Il me révèle ce matin, qu’hier durant toute la journée, il avait beaucoup d’arythmies ce qui explique les nausées mais pas les frissons. Monique et tante Jacqueline arrivent à la porte du motorisé et nous sommes à peine habillés. Elles nous laissent prendre notre petit-déjeuner et reviennent une heure plus tard. Nous les quittons avec regret et nous nous promettons de nous revoir l’an prochain à la fête de famille (Lafrance) que Jean Roch a commencé à planifier. Ce sont vraiment des gens charmants et très accueillants et nous les reverrons avec grand plaisir l’été prochain. Nous reprenons la route vers l’ouest à 12h00 par une autre belle journée ensoleillée, nous avons un peu plus de 450 km pour Thunder Bay. La route 11 est une route à deux sens mais la surface est belle et puisque c’est dimanche, il y a très peu de circulation. Jean Roch insiste pour me donner le volant et je reçois ma première leçon de conduite sur la route. La route est devenue montagneuse et sinueuse donc je dois me concentrer très fort à garder ce véhicule lourd au centre de la route. Après 30 minutes de grand stress, je redonne le volant à Jean Roch avec plaisir. Il est très content car il dit que je m’en suis bien tiré. Nous entrons dans Thunder Bay vers 17h00 et notre première visite est le « Terry Fox Monument Lookout »d’où nous avons une magnifique vue sur le Lac Supérieur. Ensuite, nous allons au <Prince Arthur Landing> qui est un parc aménagé en bordure du lac. La ville de Thunder Bay a mis deux ans à transformer 35 acres de son bord de l’eau en plein Centre-Ville, en un merveilleux endroit comprenant une immense marina, un village incluant des restaurants, des cafés, des attractions, différentes activités autant estivales qu’hivernales. Vers 19h00, nous arrêtons le motorisé sur le parking du Wal-Mart, nous soupons, Jean Roch fait la vaisselle et moi, je rédige mon carnet. Les douches, un peu de télé et dodo.

 

Lundi, 23 juillet 2012.

         Ce matin, nous avons encore une belle journée ensoleillée. Nous arrêtons au site historique du Fort William qui fut établi en 1815 et était principalement un poste de traite des fourrures pour la Compagnie de l’Ouest. Le transport des peaux de castors se faisaient par canots entre Thunder Bay et Montréal et ensuite expédiées en Europe. On mettait 6 semaines à faire ce trajet, en ramant et en faisant du portage. Les trappeurs étaient surtout des Amérindiens et des francophones. Ces hommes aimaient l’aventure et ce travail demandait une grande force musculaire. Les hommes d’affaires étaient souvent des nobles anglais et français. Nous quittons Thunder Bay à 11h30 après avoir parlé à Jacques Lafrance (cousin de J.R.) qui a quitté Winnipeg ce matin à 9h00 et comme nous empruntons la même route en sens inverse, nous devrions nous croiser. Malheureusement, ça ne s’est pas matérialisé. Nous avons reçu un appel de Jacques, il était rendu à Thunder Bay et nous étions tout juste de l’autre côté de Kanora. Nous avons traversé la frontière Manitobaine à 17h15, nous nous sommes arrêtés au Centre d’Information Touristique pour ramasser de l’information et nous étions stationnés sur le parking d’un Wal-Mart de Winnipeg à19h15. Nous avons fait plus de 700 km aujourd’hui et j’ai conduis une heure avec plus de facilité. Souper, vaisselle, carnet et dodo.

 

Mardi, 24 juillet 2012.

         Notre première visite ce matin est la Maison de Louis Riel. En effet, ce n’est pas vraiment la maison où Louis est né car la maison de son père était en bordure de la rivière Assiniboine tandis que la maison que nous visitons est en bordure de la rivière Rouge (toujours sur la même terre de la famille Riel) et c’est la maison de son frère Jean qui fut construite en 1868 et où le corps de Louis Riel fut exposé après son exécution par pendaison en 1885 à Régina. Louis y est venu et a couché ici en différentes occasions. Nous nous rendons ensuite au Musée de St. Boniface situé dans l’ancienne hôpital construite par les Sœurs Grises entre 1846 et 1851 et est également le plus vieil édifice de Winnipeg. Le Musée expose une collection d’objets représentatifs de la vie et de la culture des communautés francophones et métisses du Manitoba. Le Musée est particulièrement fier de son exposition sur Louis Riel, le Père fondateur du Manitoba. On y retrouve également la chapelle du couvent des religieuses.

Ensuite, nous assistons au Théâtre dans la Cimetière. Des personnages costumés s’animent sous nos yeux ayant comme toile de fond le cimetière et nous font suivre l’évolution d’une petite colonie qui est devenu la métropole qu’on connaît aujourd’hui. Nous découvrons également la Tombe de Louis Riel, celle de Mrg. Provencher et Mgr. Taché tous deux évêque de St. Boniface. Juste à côté du cimetière se trouve la Cathédrale de St. Boniface qui est un des monuments les plus impressionnants de St. Boniface et qui attire chaque année des milliers de visiteurs. L’ensemble architectural unique de la Cathédrale actuelle, construite à l’intérieur des ruines de la plus ancienne basilique de l’Ouest canadien est en effet assez unique et très spécial. Nous nous rendons à pied voir l’Université de St. Boniface qui est charmante de par son architecture et qui est le plus ancien établissement d’enseignement supérieur de langue française de l’Ouest canadien. Sur les terrains de l’Université se trouve la statue de <Louis Riel tourmenté> (1971) de l’artiste franco-manitobain Marcien Lemay qui avait suscité énormément de controverse au moment de son dévoilement devant le Palais législatif du Manitoba. On l’a transférée à St. Boniface, sur les terrains de l’Université et on l’a entourée d’un mur afin de la dissimuler un peu aux yeux trop offensés. En voyant la statue, on peut comprendre que la sculpture ne faisait pas l’unanimité. C’est une sculpture géante de Louis Riel nu et toute en courbes et en bosses qui lui donne l’air d’un homme très tourmenté. Ensuite, nous nous rendons sur la rue Deschambault pour aller découvrir la maison de Gabrielle Roy. C’est la maison natale de l’auteure franco-manitobaine notoire. Elle y a vécu 28 ans. Nous arrivons trop tard, elle est fermée. Nous faisons quelques photos et reviendrons demain. Nous traversons la rivière Rouge pour nous retrouver à La Fourche (The Forks) où la rivière Rouge et la rivière Assiniboine se rencontrent. C’est un oasis urbain au centre de Winnipeg. On y retrouve un peu de tout : beaucoup d’espaces verts, un riverwalk, un espace gigantesque pour les planches à roulettes et les petits vélos à sauts, des restos, des boutiques, pleins d’événements et de divertissements durant toute l’année et durant l’hiver, on y retrouve une patinoire et ses sentiers de ski de fond et de raquettes.

Nous allons souper dans un resto qui est situé sur <L’Esplanade Louis Riel> qui est un pont suspendu pour piétons qui traverse la Rivière Rouge. Le resto est au centre de ce pont avec vue sur la Rouge.

Ensuite, nous remontons à bord du motorisé et allons devant le Palais Législatif du Manitoba (Parlement). C’est un très bel édifice que nous prenons en photo avec le petit garçon tout doré qui surmonte le dôme du Parlement. Nous retraversons la Rouge afin de nous rendre sur le parking du Fort Gibraltar que nous visiterons demain matin.

Ce fut une journée bien remplie et fort intéressante.

 

Mercredi, 25 juillet 2012.

         Par ce beau matin ensoleillé et frais, nous allons faire la visite du Fort Gibraltar. Ce fort n’a jamais servi comme poste de défense, il a été construit entre 1808 et 1809 comme poste de traite des fourrures par la Compagnie du Nord-Ouest. Il est bien entouré d’une palissade en bois d’environ 15 pieds et de deux tours de garde mais qui servaient à d’autres fins. Une des tours a servi de prison un certain temps. Cette visite nous apprend beaucoup de choses sur la traite des fourrures, principalement les peaux de castors qui étaient une valeur sûre car ces peaux servaient à fabriquer les chapeaux haut-de-forme des gentlemen anglais de l’époque. On nous relate la vie difficile des voyageurs qui s’embarquaient au printemps dans des canots chargés de marchandises (peaux, victuailles, tentes, etc.) allant jusqu’à 2 tonnes par embarcation. Ils devaient ramer très rapidement sur les lacs et rivières, traverser des rapides, faire du portage avec des charges sur le dos de 180 livres et ce durant de longues journées de 18 heures et de longues semaines sans jamais s’arrêter si ce n’est que pour manger et dormir. À toutes les deux heures, les convois s’arrêtaient pour un repos de 15 minutes. Évidemment, ce travail demandait des hommes forts et musculaires. On mettait 6 semaines à faire le trajet entre Thunder Bay et Montréal. À Montréal, les peaux étaient embarquées sur des bateaux en direction des ports de l’Angleterre. Les marchandises (couvertures de laine, couteaux, haches, bijoux, boutons, vaisselles, miroirs, etc.) qui servaient à faire la traite avec les autochtones venaient de l’Angleterre et arrivaient à Montréal. Des convois de voyageurs se mettaient en route, en sens inverse vers les différents postes de traite. Un cycle complet pouvait prendre jusqu’à 4 ans. La Compagnie de la Baie d’Hudson avait un seul poste de traite à Fort York au sud de la Baie d’Hudson et a longtemps été la seule Compagnie impliquée dans la traite de fourrures. Les autochtones se rendaient directement à ce poste de traite pour faire les échanges et les peaux étaient embarquées sur des bateaux qui empruntaient la route du nord vers l’Angleterre. Cette façon de procéder était beaucoup plus rentable car il n’y avait pas de voyageurs à payer, à nourrir, à loger durant les longs mois d’hiver où les voyageurs étaient coincés dans des postes de traite en attente du printemps avant de repartir avec des fourrures. Des Hommes d’affaires anglais ont débuté cette deuxième compagnie (Northwest Company) et ont décidé de se rendre un peu partout chez les autochtones et d’ouvrir plusieurs postes de traite. La Compagnie de la Baie d’Hudson a vu ses échanges baissés de 80% alors la Compagnie a fait venir de Suisse des armées de mercenaires pour attaquer et prendre des postes de traite de la Compagnie du Nord-Ouest mais la compagnie reconstruisait un nouveau poste un peu plus loin sur la rivière. Alors, la Compagnie de la Baie d’Hudson a décidé par des manœuvres avec la couronne d’Angleterre de fusionner les deux compagnies en 1921 et la nouvelle compagnie a continué de s’appeler La Compagnie de la Baie d’Hudson. Nous en apprenons aussi beaucoup sur la vie des autochtones et sur le rôle des femmes dans ces communautés. Nous terminons notre visite à 13h30. Nous retournons ensuite à la Maison de Gabrielle Roy où nous avons une visite guidée et où je me procure un de ses livres <Rue Deschambault>. Nous apprenons qu’elle a écrit une douzaine de romans, quelques essais et 2 contes pour enfants et que ces livres ont été traduits en 15 langues. Nous nous mettons en route vers 16h00, toujours en direction ouest et vers 19h30 nous nous arrêtons sur le stationnement du Centre Touristique à l’entrée de la Saskatchewan. Souper, vaisselle, carnet et dodo. La température a considérablement tombée ce soir et nous seront très bien pour dormir.

Jeudi, 26 juillet 2012.

Nous prenons la route vers 10h00 après le petit-déjeuner, la toilette et la visite au Centre Touristique. J’ai été malade la nuit dernière, mal de cœur et frissons comme Jean Roch quand nous étions à Hearst mais ce matin, tout va bien. Il fait encore super beau, un beau Nous devons pour une deuxième fois reculer nos montres d’une heure et nous gagnons encore un peu de temps. Nous entrons à Régina à 12h30 et nous nous dirigeons directement vers l’édifice du Parlement de la Saskatchewan. À notre grande surprise, l’édifice est grandiose et nous décidons d’y entrer et d’entreprendre la visite guidée. C’est véritablement un Palais, l’entrée est majestueux avec un grand escalier de marbre blanc avec tapis rouge qui mène au premier palier, directement sous la coupole. Cet espace central est entouré d’une série de très hautes colonnes en marbre vert, et de deux splendides murales. On a utilisé 15 différents marbres venant de partout dans le monde. L’édifice a été construit entre 1904 et 1912 par deux architectes de Montréal E. & W. S. Maxwell de style Renaissance en y incorporant des éléments Louis XVI. De nombreux aspect de l’édifice évoquent fortement le Palais de Versailles ainsi que l’édifice des Invalides à Paris. Nous nous arrêtons devant la maison du Lieutenant-gouverneur pour faire quelques photos. Ensuite, nous nous rendons au Centre d’Entraînement de la Gendarmerie Royale du Canada (GRC) ainsi qu’au Centre du Patrimoine de la GRC. Nous visionnons d’abord un film qui traite du rôle du chien dans la GRC à l’intérieur du Centre du Patrimoine de la GRC. Ensuite, nous avons un tour guidé à pied du gigantesque complexe du Centre d’entraînement et finalement nous sommes de retour au Centre du Patrimoine pour faire la visite libre du Musée qui traite des débuts de la Police à cheval du Nord-Ouest jusqu’à nos jours. Cette exposition raconte l’histoire du corps de police qui a évolué pour devenir la GRC que nous connaissons aujourd’hui. Nous reprenons la route à 17h00 et roulons jusqu’à 20h00 pour nous arrêter sur le stationnement d’un Casino à Swift Current toujours en Saskatchewan. Souper, vaisselle, carnet et dodo.

 

familiale.



Vendredi, 27 juillet 2012.

         Nous quittons Swift Current vers 10h00 et nous traversons la frontière de l’Alberta vers 12h30 et nous arrêtons au Centre d’Information Touristique où à notre grande surprise, il y a un endroit pour vidanger nos eaux grises et noires. Jean Roch en profite pour faire la vidange pendant que je me rends au Centre Touristique pour m’informer où l’on peut trouver de l’eau potable. On m’informe qu’il y a un autre Centre d’Information Touristique à Medicine Hat et que j’y trouverai de l’eau potable. Nous nous arrêtons donc à Medicine Hat qui est une ville relativement importante par sa grosseur et son étendue, il y a effectivement de l’eau potable, nous faisons le plein d’eau fraîche et nous nous rendons ensuite dans un immense magasin d’alimentation The Real Canadian Super Store (Home of President Choice). Je fais des provisions de légumes et de retour au motorisé, nous mangeons. Nous quittons Medicine Hat à 15h30 et reprenons la route Transcanadienne en direction de Calgary. Comme nous nous rendons au Lac McGregor, chez Lisa et Brad, nous quittons la Transcanadienne avant d’arriver à Calgary. Nous arrivons au Lac McGregor à 17h50. Nous ferons un arrêt ici d’environ une semaine pour voir les enfants (Lisa et Brad, Andrea et Rusty) et les petits-enfants (Kesley, Kylar et Karah). Je prendrai également un repos des carnets car le voyage sera suspendu durant ce temps de visite familiale.



Jeudi, 2 août 2012.

         Première journée de pluie depuis notre départ. Nous avons eu de grands vents durant la nuit, Jean Roch a fermé les extensions et les auvents par mesure de précaution. Andrea est arrivée mardi matin avec sa petite fille Karah et elle est repartie hier soir avec la petite, sa mère et Sharon. Lorraine, la mère des filles (Lisa et Andrea) a un rendez-vous vendredi, à l’hôpital pour un PET SCAN. Vendredi soir, tout le monde reviendra (Rusty, le mari d’Andrea en plus) au lac. Puisqu’il pleut, Jean Roch tente de réparer le système électrique du chauffe-eau. Il nous est toujours possible de faire de l’eau chaude avec le gaz propane mais Jean Roch désire avoir l’option de faire de l’eau chaude avec l’électricité ou avec le gaz comme à l’origine. Brad est arrivé hier soir, il était au travail depuis lundi matin et maintenant, il est en vacances pour le restant de la semaine et toute la semaine prochaine car ses parents arrivent au lac pour une semaine.



Lundi, 6 août 2012.

         Nous avons quitté le lac McGregor hier vers 14h00, nous étions installés avec notre motorisé chez Lisa et Brad depuis 10 jours, ils ont huit acres de terrain au bord du lac donc pas de problème pour nous accommoder et de plus nous étions branchés. En chemin pour Chestermere (endroit où Lisa et Brad demeurent), nous nous sommes arrêtés pour faire la vidange des eaux usées. Ensuite, nous avons été faire l’épicerie et enfin nous sommes arrivés chez Lisa vers 18h00. Nous avons visité leur nouvelle demeure avec piscine creusée, bain tourbillon, coin BBQ, patio et gazebo avec la cour arrière qui donne sur un parc. Le tout est absolument magnifique. Nous avons tous souper ensemble, joué aux cartes et nous avons dormi dans le motorisé devant la maison. Ce matin, Jean Roch et Lisa sont allés reconduire Sharon, Andrea, Rusty et Karah à l’aéroport. Sharon retourne chez elle tandis que les autres partaient pour Victoria chez les parents de Rusty. Nous quittons Lisa, Brad et les enfants vers 11h00. Nous prenons la route en direction de Banff. Nous nous arrêtons dans un Centre Touristique afin de ramasser de l’information sur la région. Nous entrons dans Banff vers 14h00 et nous circulons dans le joli petit village de montagne. Nous sommes déjà venus à Banff mais en hiver, c’est très différent comme paysage mais le village est tout aussi vivant et charmant. Quel plaisir! Nous décidons de nous rendre à la Godonla, nous passons devant le majestueux Banff Spring Hotel construit par le Canadien Pacific, nous nous arrêtons aux chutes sur la rivière Bow pour faire quelques photos et enfin nous arrivons à la Gondola. Nous décidons d’acheter un forfait comprenant la Gondola, la Croisière sur le lac Minnewanka et le Colombia Icefield Glacier Adventure. Nous faisons la croisière et la Gondola, les deux excursions sont à couper le souffle. Nous allons souper dans un resto italien (délicieux) du centre-ville de Banff, nous marchons sur Banff Avenue et ensuite nous nous trouvons un endroit pour passer la nuit. Nous avons passé une journée très agréable et nous avons la tête remplie de beaux paysages.



Mardi, 7 août 2012.

Nous quittons notre stationnement à 8h30 et nous nous dirigeons vers les Cheminées de Fées (en anglais Hoodoos) un peu comme celles de la Turquie mais en beaucoup plus petites et en moins grands nombres. Après quelques photos, nous repartons en direction de la station de ski de Banff, Norquay Ski Resort. Évidemment, la station est fermée, nous sommes venus skier ici en 1995, cette station de ski a d’abord été conçue pour les skieurs experts et plusieurs années plus tard, des pentes pour skieurs intermédiaires et débutants ont été développées.

Nous quittons Banff et empruntons le Bow Valley Parkway (route 1A) et après avoir roulé une trentaine de minutes, nous nous arrêtons au Johnston Canyon. Nous devons nous couvrir et nous enduire de protège moustiques car il y en a beaucoup. Nous débutons notre marche sur le sentier aménagé en bordure du Canyon, c’est très spectaculaire. Il y a une rivière qui coule en cascades au fond de ce canyon et c’est après des millions d’années que la rivière a creusé ce canyon. Nous reprenons notre route et nous nous arrêtons à la Station de Ski du Lac Louise où nous avons également skié en 1995 lors de notre séjour à Banff. Nous nous rendons ensuite au Lac Louise où nous faisons des photos du lac ainsi que du Château du Lac Louise. Il y a foule, on vient de partout dans le monde pour voir ce lac vert avec en fond de scène le Glacier Victoria. Le glacier inférieur est presque totalement fondu mais le glacier supérieur est encore très impressionnant. On dit que le glacier a une épaisseur de deux fois la hauteur du Château du Lac Louise. Le lac a d’abord été appelé Lac Émeraude et par la suite on lui a donné le nom Louise en l’honneur de la fille de la Reine Victoria. Nous allons ensuite au Centre Touristique pour s’informer d’un endroit où passer la nuit. Nous obtenons l’information mais nous découvrons un tas d’informations sur la formations des Rocheuses, la vie animale dans le Parc de Banff, la formation et la fonte des glaciers. Nous fermons le Centre à 19h00. Nous allons directement sur le terrain désigné pour les véhicules récréatifs mais sans services, car les terrains de camping sont tous pleins. On appelle ces terrains ``Camping Overflow``. Comme nous n’avons pas besoin de services car nous sommes autonomes avec notre véhicule, ça fait très bien notre affaire. Nous avons la grande surprise de constater qu’il y a beaucoup de VR déjà sur place contrairement à hier soir. Nous soupons, Jean Roch fait la vaisselle et moi, je rédige mon carnet.



Mercredi, 8 août 2012.

         Jean Roch me sort du lit à 7h00 ce matin car il désire retourner au Lac Louise pour faire des photos avec le soleil du matin. À 8h00, nous quittons le stationnement où, nous avons passé une excellente nuit. Notre premier arrêt du matin est Le Lac Moraine, encore plus charmant et pittoresque que le célèbre Lac Louise. Le spectacle du lac glaciaire, d’un beau vert et entouré des sommets (10 pics) des montagnes Wenkchemna s’élançant vers le ciel, est inoubliable. C’est définitivement un endroit à ne pas manquer et nous sommes très heureux de s’y être arrêté. Nous retournons ensuite au Lac Louise, nous avons bien un soleil de l’est mais il est souvent dans les nuages. Jean Roch est persuadé que les photos seront meilleures qu’hier car nous avions un soleil de l’ouest en plein dans les yeux.

Nous quittons les environs du Lac Louise et empruntons la Promenade des Glaciers (Icefields Parkway) et notre premier arrêt le long de cette route est au Lac Peyto. Ce lac est célèbre pour sa beauté et la couleur turquoise de ses eaux. Nous faisons quelques photos et vidéos. Nous traversons la rivière Saskatchewan (mot Cree qui veut dire, courant rapide) à l’aide d’un pont construit en 1930 qui s’avéra une entreprise ardue. Avant la construction du pont, beaucoup de tragédies se produisirent lorsque les hommes et leurs chevaux tentaient de passer d’une rive à l’autre. Encore de nos jours, c’est le seul pont pour faire passer la route reliant Banff à Jasper. C’est également le seul endroit le long des 285 kilomètres de la Promenade des Glaciers où l’on trouve des infrastructures touristiques telles que hôtels, restaurants, postes d’essence et magasins de souvenirs.

Le clou de la journée est sans contre dit notre excursion en ``Snowcoach`` un grand bus spécialement conçu pour aller sur la neige. Nous nous rendons d’abord au ``Icefields Center`` où nous obtenons les informations nécessaires pour notre excursion. En premier, nous prenons place dans un bus ordinaire qui nous amène à la station des Snowcoach et nous montons à bord de ce gros bus monté sur 8 énormes pneus de plus de 5 pieds de hauteur. Nous commençons notre descente très angulée à 45% (impressionnant) le long de la moraine latérale (mur de débris laissé par le retrait du glacier) et qui nous permet de rejoindre la surface du glacier. Une route de glace a été tracée sur le Glacier Athabasca et un endroit a été aménagé où les Snowcoach peuvent faire demi-tour et c’est à cet endroit que nous sommes en mesure de descendre du bus et de marcher sur le glacier. Évidemment, nous faisons des photos et des vidéos. Il vente et il fait froid sur le glacier ce qui est un peu normal mais on nous avait prévenu et nous sommes habillés chaudement. De plus, c’est un peu dommage, mais le soleil s’est caché et les photos ne seront sûrement pas très lumineuses. L’expérience est mémorable. De nos jours, le Glacier Athabaska mesure plus de cinq kilomètres de long depuis sa base près de la route jusqu’à l’extrémité du Columbia Icefield et au maximum un kilomètre de large. Le Columbia Icefield est un impressionnant ensemble de glaciers qui occupe 390 kilomètres carrés. Par endroits, la glace atteint 365 mètre d’épaisseur. Ce banc de glace est une curiosité, car c’est un vestige de ceux qui à l’époque glaciaire, voici des milliers d’années, recouvraient la quasi-totalité du Canada. Des 30 glaciers qui s’y trouvent les plus grands sont le Saskatchewan et l’Athabasca. L’Athabasca, le Stutfield et le Dome sont visibles de la route. De retour au ``Icefields Center``, nous visitons les galeries d’informations sur cette région magnifique des montagnes Rocheuses qui sont des plus intéressantes. Entre autre, on peut constater à l’aide de photos que depuis 1870, l’Athabasca a reculé 1.7 kilomètre. Nous apprenons également que c’est à partir du Columbia Icefield que nous retrouvons la ligne de division des eaux dans trois directions différentes : la rivière Saskatchewan se déverse dans la Baie d’Hudson puis éventuellement dans l’Océan Atlantique, la rivière Athabaska se déverse dans l’Océan Arctique et enfin la rivière Columbia se déverse dans l’Océan Pacifique. De plus, ce Columbia Icefield fourni en eau douce une grande partie de la population du Canada. Nous décidons de demeurer sur place, dans le grand parking pour VR, car nous avons eu plusieurs orages depuis la fin de notre excursion. C’est l’heure de l’apéro ensuite le souper, la vaisselle et mon carnet qui n’en finit plus.



Jeudi, 9 août 2012.

Nous quittons l’Icefield Center après avoir fait des photos des bornes indiquant le recul du Glacier Athabasca selon différentes années au cours du siècle dernier. Nous reprenons la Promenade des Glaciers vers Jasper, nous nous arrêtons après quelques kilomètres pour photographier la chute Tangle juste au bord de la route. Quelques 30 kilomètres plus loin, nous nous arrêtons pour aller voir les chutes Sunwapta qui sont jolies mais sans plus. Encore plus loin, nous faisons un autre arrêt pour nous rendre aux chutes Athabasca. Nous y passons beaucoup de temps car elles sont magnifiques. Jean Roch a sorti son trépied et sa bonne caméra et s’en donne à cœur joie à photographier ces chutes de tous les angles. Après cet interlude, nous nous remettons en route et en peu de temps nous arrivons à Jasper et nous nous dirigeons immédiatement vers le Tramway de Jasper qui en fait est un téléphérique. Jean Roch achète un forfait (Alpine ride and dine) car il y a un resto au sommet. Nous montons à bord de ce tram et en 7 minutes nous voilà au sommet du mont Whislers. Nous avons devant nous une vue à couper le souffle sur la ville de Jasper (en forme de J) entourée de très hautes montagnes, traversée du sud au Nord par la rivière Athabasca et parsemée de lacs glaciaires d’un beau bleu. Après le souper (très ordinaire) nous reprenons le tram vers sa base. Comme il n’est que 19h00 et que le ciel est clair, nous décidons de nous rendre au Pyramid Lake au pied de la Pyramid Mountain. Nous trouvons un endroit où passer la nuit juste en bordure du lac. Ce soir, congé de souper et de vaisselle.



Vendredi, 10 août 2012.

Nous avons passé une nuit très calme en bordure de Pyramid Lake et ce matin la réflexion de la montagne Pyramid sur la surface du lac est splendide. Jean Roch a sorti son trépied et sa caméra et c’est la grande séance de photographie. Après le petit-déjeuner, nous nous rendons au Centre Touristique de Jasper afin de savoir si le Canyon Maligne est ré-ouvert après l’avalanche qui s’est produit dans la nuit du 7 août dernier. On me dit que nous pouvons faire la visite du Canyon jusqu’au 4ème pont mais que les 5ème et 6èmeponts sont encore fermés et que la route menant au lac Maligne et au Lac Medicine est toujours impraticable. Nous nous rendons donc au Canyon Maligne et nous apprenons que c’est un Jésuite qui donna ce nom à l’endroit car c’était très difficile de traverser cette rivière avec son cheval. Le spectacle est renversant, à couper le souffle et le bruit que fait l’eau en traversant ce passage très étroit est étourdissant. Nous avons énormément apprécié cette visite même si la descente et surtout la remontée furent assez essoufflantes et ardues. Nous roulons ensuite vers la sortie du Parc National de Jasper mais juste avant la sortie, nous empruntons une petite route dans la Vallée du Violon qui mène aux Miette Hot Springs. Arrivés sur place, il y a plusieurs chèvres très peu sauvages et à notre grande surprise, une de ces chèvres s'approche de notre motorisé et se dirige vers l’arrière du véhicule, s’accroupie et commence à lécher le dessous du véhicule. Nous n’y comprenons rien mais une dame s’approche et nous dit que les chèvres adorent le sel et viennent lécher le sel déposé sous les véhicules. Nous nous dirigeons vers les Thermes (piscines chaudes à ciel ouvert), avec nos maillots de bain et nos serviettes. Après environ 30 minutes de trempette, un préposé de la piscine demande l’attention de tout le monde et demande si les propriétaires d’un motorisé (gros Bus noir) sont dans piscine, de bien vouloir se présenter à lui. Il nous dit que les chèvres sont sous notre véhicule et que des gens ont remarqué que des boyaux pendaient sous le véhicule. Alors, nous quittons précipitamment et en effet, les chèvres sont toujours sous le motorisé et il y a bien 2 boyaux de débrancher. Jean Roch chasse rapidement les chèvres tout en vociférant, rebranche le tout et nous partons. Notre baignade a été quelque peu écourtée mais quand même fort agréable. Nous empruntons la Vallée du Violon en sens inverse et en peu de temps, nous sommes sortis du Parc de Jasper. Nous avons beaucoup aimé notre séjour dans les deux Parcs Nationaux soit celui de Banff et celui de Jasper. Nous sommes maintenant en direction d’Edmonton la Capitale de l’Alberta. Nous nous arrêtons sur le stationnement d’un Centre d’achat dans la ville de Hinton car nous devons faire des provisions. Sur le parking, je vois une grande annonce souhaitant la bienvenue aux VR, alors nous décidons d’y passer la nuit. Souper, vaisselle, mon carnet et un peu de télé à regarder les Olympiques.



Samedi, 11 août 2012.

Nous quittons Hinton vers 11h00 et nous nous mettons en route vers Edmonton. Dès notre arrivée à Edmonton, nous nous rendons directement au West Edmonton Mall qui est connu dans le monde entier. C’est absolument gigantesque comme complexe, ce n’est pas uniquement un centre d’achat, nous retrouvons à l’intérieur, une patinoire à glace, un parc d’attraction pour enfants (Galaxy Kids Playparc), une immense garderie pour enfants, un autre parc d’amusement (Galaxyland Amusement Park) un immense Aquaparc avec glissades d’eau et grande piscine à vagues (World Waterpark), Bourbon Street avec tous ses restaurants, un Chinatown, un Mini-golf (Putt and Glow), Deep See Adventure où l’on retrouve une grosse goélette, la réplique du bateau de Christophe Colomb, le Santa Maria avec tout autour une flottille de petits bateaux ``Bumper Boats``. Et bien évidemment, il y a toutes les boutiques habituelles et les moins habituelles et j’ai aussi remarqué que plusieurs des grandes chaînes de boutiques sont représentées à deux ou trois reprises. Il y a aussi les grands magasins, tels que Sears, la Baye, Canadian Tire, Zellers (en vente de fermeture), Simons, The Brick, Fantasyland Hôtel, un complexe de cinémas, un casino, et j’en passe. Nous sortons de là épuisés. Nous roulons vers la petite ville Devon, Jean Roch téléphone à Gerry son ex beau-frère et l’invite à venir nous rendre visite vers 21h30 ce qui nous donne le temps de souper. Gerry, Darlene et Rita viennent nous rendre visite et reparte vers 23h30.



Dimanche, 12 août 2012.

À 8h30 ce matin, on sonne à la porte, c’est Rita qui nous apporte un pain aux bananes et de la soupe faite maison. C’est plus que gentil de sa part de s’être déplacée et de nous apporter ce beau cadeau. Après le petit-déjeuner, nous partons vers le Leduc #1 Energy Discovery Center. C’est ici que le 13 février 1947, jaillissait de terre, une des plus grandes découvertes d’huile dans le monde. On trouva cet or noir à 1524 mètres sous la terre dans une formation rocheuse Dévonienne. La ville de Devon fut construite pour servir la vaste réserve d’huile et de gaz qu’on venait de découvrir dans les champs de Leduc-Woodbend. Cette découverte allait changer graduellement l’économie de l’Alberta qui passa de l’agriculture à l’huile et au gaz. Ce puits à lui seul allait produire plus de 200 millions de barils d’huile. Nous passons plus de 4 heures dans ce Musée. Ensuite, nous nous rendons au centre-ville d’Edmonton pour aller photographier le Parlement de l’Alberta car Edmonton en est la capitale. C’est un très bel édifice avec 6 grosses colonnes sur sa façade et un beau gros dôme qui a été construit en 1912 donc on célèbre son 100ème anniversaire le 2 septembre prochain. L’édifice est entouré d’un magnifique parc et de plusieurs grands bassins d’eau dont une immense fontaine en forme de dôme. Les enfants et les plus grands se baignent dans ces bassins grands d’eau. C’est très joli, le tout se fait dans le plus grand respect et dans l’harmonie. Nous terminons notre journée par la visite du Telus World of Science-Edmonton. Avec ses nombreuses galeries d’expositions interactives, il y a tellement à voir, à entendre, à toucher, à faire. Nous pourrions y passer plusieurs jours. Nous nous rendons au planétarium pour assister à un film sur les Mayas et ensuite au Cinéma Imax pour visionner un film «For the Arctic». Enfin, nous allons à l’Observatoire où nous retrouvons de puissants télescopes et gens très renseignés sur l’astronomie. Ils nous font observer la planète Mars et deux étoiles au moyen de leur télescope et il fait encore jour. Nous revenons au motorisé et décidons de passer la nuit sur leur terrain de stationnement. Souper et nous regardons la cérémonie de fermeture des Jeux Olympiques.



Lundi, 13 août 2012.

Ce matin à 9h00, je suis à ouvrir les stores quand un homme me salue. C’est Claude Contant, un ancien écolier de St. Eugène en même temps que Jean Roch. Jean Roch et Claude se sont retrouvés sur Facebook et il demeure à Edmonton depuis plus de 30 ans. Nous passons une partie de l’avant-midi avec lui. Il nous invite à sa place d’affaire et nous rencontrons également son frère qui travaille pour Claude. Son entreprise est spécialisée dans le sablage au sable et la peinture des véhicules lourds. Nous les quittons vers midi et nous nous dirigeons chez Dave et Diane à Joussard en bordure du Lesser Slave Lake, Alberta. Dave nous prépare un excellent souper que nous partageons tous ensemble. Nous passons une excellente soirée et les quittons à minuit.



Mardi, 14 août 2012

Nous dormons jusqu’à 9h30 et après le petit-déjeuner, nous allons dire au revoir à Dave en le remerciant de son bon souper et pour l’intéressante soirée passée en leur compagnie. Nous fermons les extensions et Jean Roch met le moteur en marche, et au même moment où le véhicule se met à reculer, nous sentons un gros coup sous le véhicule. Jean Roch a oublié qu’il avait stabilisé le véhicule avec les JACKS. Il est censé avoir un system d’urgence qui doit relever les JACKS si nous oublions de le faire avant de démarrer mais ça n’a pas fonctionné. Il y a des dommages, le jack avant a été brisé et le fluide du système hydraulique a coulé par terre. Jean Roch avec l’aide d’un voisin de Dave réussissent à retirer les boulons et les écrous et ainsi à libérer le jack tout en le rattachant à la carrosserie du véhicule. Le jack demeure rattacher aux lignes d’alimentation de la pompe hydraulique garage pour VR à Grande Prairie (Paradise RV) et on nous y attend. Nous arrivons au garage à 15h30 et eux nous dirigent vers un autre garage (Happy Trails RV). Le jack est brisé et la compagnie qui fait ce jack met un moins une semaine à fabriquer cette pièce car elle est fabriquée sur commande seulement. Le garage ferme et on nous permet de demeurer sur leur terrain pour la nuit. Demain matin, le garage tentera de réparer temporairement le jack et la pompe. Souper, vaisselle et douches.



Mercredi, 15 août 2012.

On nous tire du lit ce matin à 8h00, le mécanicien est prêt à examiner notre véhicule. Il réussit à enlever le Jack brisé et mettre des bouchons sur les lignes à haute pression de la pompe hydraulique. Il remplace le liquide dans la pompe afin de faire fonctionner les deux extensions avant mais les jacks ne fonctionnent plus. Jean Roch a placé une commande pour un jack avant et le fait envoyer à Prince George chez un autre Happy Trails RV et il a pris rendez-vous pour le faire installer le 10 septembre prochain. À 11h00, nous quittons le garage, nous faisons un arrêt pour acheter de la bière et un deuxième arrêt pour des céréales et nous voilà en route pour Dawson Creek, B.C. À 12h00, nous traversons la frontière de la Colombie Britannique et à 12h30, nous nous arrêtons à Dawson Creek pour manger. En sortant de la ville de Dawson Creek, nous empruntons la route 97 nord (Alaska Highway) qui débute ici. De Dawson Creek à Fairbanks, AK, il y a1488 miles. Les premiers 987 km du Alaska Highway sont en Colombie Britannique; la route est aussi appelée BC Highway 97 North et circule en direction nord-ouest jusqu’à la frontière du Yukon. Les 929 km suivant traversent le Territoire du Yukon jusqu’à Port Alcan, à la frontière de l’Alaska et se nomme Yukon Highway #1. En Alaska, la route est appelée, Alaska Route #2, mais on réfère à l’ensemble de ces routes comme «The Alaska Highway». Nous roulons tout l’après-midi, nous gagnons une heure car nous changeons de fuseau horaire. Nous arrivons à Fort Nelson à 18h15 et nous nous arrêtons sur une petite rue déserte où nous espérons passer la nuit. Tout semble paisible ici. Nous avons fait 587 km depuis Grande Prairie. C’est l’heure de l’apéro et je prépare le souper.



Mercredi, 15 août 2012.

On nous tire du lit ce matin à 8h00, le mécanicien est prêt à examiner notre véhicule. Il réussit à enlever le Jack brisé et mettre des bouchons sur les lignes à haute pression de la pompe hydraulique. Il remplace le liquide dans la pompe afin de faire fonctionner les deux extensions avant mais les jacks ne fonctionnent plus. Jean Roch a placé une commande pour un jack avant et le fait envoyer à Prince George chez un autre Happy Trails RV et il a pris rendez-vous pour le faire installer le 10 septembre prochain. À 11h00, nous quittons le garage, nous faisons un arrêt pour acheter de la bière et un deuxième arrêt pour des céréales et nous voilà en route pour Dawson Creek, B.C. À 12h00, nous traversons la frontière de la Colombie Britannique et à 12h30, nous nous arrêtons à Dawson Creek pour manger. En sortant de la ville de Dawson Creek, nous empruntons la route 97 nord (Alaska Highway) qui débute ici. De Dawson Creek à Fairbanks, AK, il y a1488 miles. Les premiers 987 km du Alaska Highway sont en Colombie Britannique; la route est aussi appelée BC Highway 97 North et circule en direction nord-ouest jusqu’à la frontière du Yukon. Les 929 km suivant traversent le Territoire du Yukon jusqu’à Port Alcan, à la frontière de l’Alaska et se nomme Yukon Highway #1. En Alaska, la route est appelée, Alaska Route #2, mais on réfère à l’ensemble de ces routes comme «The Alaska Highway». Nous roulons tout l’après-midi, nous gagnons une heure car nous changeons de fuseau horaire. Nous arrivons à Fort Nelson à 18h15 et nous nous arrêtons sur une petite rue déserte où nous espérons passer la nuit. Tout semble paisible ici. Nous avons fait 587 km depuis Grande Prairie. C’est l’heure de l’apéro et je prépare le souper.



Mouflon-Stone Goat

Jeudi, 16 août 2012.

Une journée remplie de péripéties. Le levé à 8h30, nous allons faire le plein de diesel (plus de 20 minutes, 305 litres à pomper), nous allons faire des provisions (bananes et savon Tide), je fais un peu de lessive à la main et finalement, nous nous quittons Fort Nelson, B.C. à 11h00 où nous avons passé une excellente nuit. Nous traversons les Rocheuses et le paysage est splendide (voir photos), notre première surprise est la rencontre de Stone Goats (Mouflons d’Amérique) qui sont en bordure de la route. C’est un pur régal et évidemment, nous nous arrêtons pour faire des photos. Nous faisons une rencontre sur la route d’un cerf mulet mais nous n’avons pas le temps de le prendre sur pellicule car rapidement il a gambadé derrière nous. Muncho Lake est le point marquant de la journée, nous nous y arrêtons pour faire des photos et pour admirer ce lac qui est d’un beau bleu turquoise. Nous faisons une longue pause aux Liard River Hot Springs Provincial Park qui sont un des arrêts préféré des voyageurs. Alors, nous faisons comme tout le monde et allons faire une baignade dans cette eau sulfureuse qui maintient une température entre 42 et 52 C. Ces piscines sont entièrement naturelles, l’eau du premier bassin est trop chaude pour moi et je réussis à entrer dans le deuxième bassin qui est tolérable, mais après 10 minutes de trempette, je dois sortir car je commence à être étourdie. Nous retournons au motorisé et après s’être changé, nous nous remettons en route. Nous roulons depuis environ 20 minutes quand nous arrivons devant une horde de bisons. Il y en a des deux côtés de la route, nous nous arrêtons et prenons beaucoup de photos de ces grosses bêtes, des mâles, des femelles et de leurs petits. Ces bêtes ne sont pas très jolies mais elles sont impressionnantes de par leur grosseur. Nous reprenons notre route, et nous traversons la frontière du Yukon vers 19h40 et arrivons à notre destination finale de la journée qui est Watson Lake vers 20h00. Aujourd’hui, nous avons fait 526 km malgré nos nombreux arrêts. Il est tard mais le soleil n’est pas encore couché. Nous avons amplement le temps de faire cuire nos steaks sur le BBQ, avec des grelots de pomme de terre, des asperges au parmesan et bien évidemment un ou deux verres de vin rouge. Nous regardons du tennis à la télé, le St. Cincinnati Open, nous n’avons pas vu les résultats des tournois de Montréal et de Toronto car nous avons choisi de regarder les Olympiques.



Vendredi, 17 août 2012.

         Nous avons passé une excellente nuit et Jean Roch nous lève à 8h00. Après le petit-déjeuner, nous allons au Visitor Center où nous obtenons beaucoup d’information et de littérature sur le Territoire du Yukon. Il y a beaucoup PLUS à faire et à voir que nous l’avions imaginé. Nous allons d’abord faire le plein de diesel. Notre première visite est l’Aéroport de Watson Lake qui joua rôle important dans la construction de l’Alaska Highway par le Canada et les États-Unis. Le projet a longtemps été désigné sous le nom ALCAN (Alaska/Canada) rien à voir avec l’aluminium. Le premier aéroport a été construit en 1942, a été rénové depuis et a été désigné ``Édifice Historique``. À l’intérieur, on y retrouve un grand nombre de photos historiques relatant la riche histoire de l’aviation dans ce coin du pays incluant les pilotes de brousse et le programme Prêt-Location de la deuxième guerre mondiale. Ce programme avait été mis en opération entre les pays alliés (États-Unis, Canada, Grande Bretagne et Russie) ou principalement les États-Unis fournissaient en matériaux de guerre de toutes sortes les pays alliés. Le Canada a également envoyé en Grande Bretagne beaucoup d’hommes et de fournitures de guerre mais en tant que pays faisant parti du Commonwealth. Cet aéroport faisait également parti de la route Alaska/Sibérie (ALSIB Route) où les avions de guerre qui partaient de Great Falls, Montana faisaient une multitude d’arrêts pour s’approvisionner en essence dans les provinces d’Alberta, B.C., Yukon (Watson Lake), Alaska, U.S. pour enfin rejoindre leur destination finale Markovo en Sibérie, Russie. Nous allons ensuite au Northern Lights Center, un planétarium où nous assistons à deux représentations, une sur l’immensité de l’univers et l’autre sur les Aurores Boréales. Après un petit lunch, nous nous mettons en route pour Whitehorse, Yukon. Il est 15h00. Nous nous arrêtons aux Rancheria Falls où une petite marche de 500m nous amène à la rivière Rancheria où nous faisons quelques photos d’une petite chute. Nous faisons une pause photos dans la petite ville de Teslin dont la population est en majorité amérindienne (des Tlingit, prononcé Klink-it) et nous arrivons à Whitehorse à 20h45 et nous nous rendons sur le stationnement du Wal-Mart où il y a au moins une cinquantaine de véhicules récréatifs qui passeront la nuit tout comme nous. Sur la route de l’Alaska, on ne voit que des VR et des camions mais il n’y a pas affluence. Nous soupons et Jean Roch n’arrive pas à trouver un signal satellite pour la télé donc pas de tennis ce soir.   



Samedi, 18 août 2012.

Il a plu une bonne partie de la nuit, ce matin c’est nuageux à 8h30 mais le ciel s’éclaircit et à 10h00, il fait soleil et le reste de la journée est très agréable avec une température de 20-21 C. Nous allons d’abord faire le plein de diesel, le plein d’eau et la vidange des eaux usées. J’ai fait de la lessive avec laveuse et sécheuse, j’ai donc utilisé beaucoup d’eau, c’est la raison du plein d’eau et de la vidange. Nous nous rendons au Visitor Center où nous visionnons un petit film sur le Yukon. La population totale du Territoire du Yukon est de 34,667 et 26,304 vivent à Whitehorse qui en est la Capitale. Nous décidons d’arpenter les rues du Centre-ville à pied, en faisant des photos. Nous allons visiter une petite église en bois rond qui date de 112 ans, c’est maintenant un Musée qui relate l’histoire de son premier prêtre anglican, de sa mission ici ainsi que de sa famille. Nous continuons notre marche et nous croisons la gare du train qui fait The White Pass & Yukon Route que nous avions fait lors de notre croisière en Alaska. Nous nous rendons au bateau SS Klondike, un bateau à vapeur qui navigua sur le fleuve Yukon. Il est maintenant à la retraite et on peut le visiter mais nous arrivons trop tard, la dernière visite guidée de la journée vient de se terminer. Nous retournons au motorisé et traversons le fleuve Yukon afin de nous rendre près de la dame où se trouve l’échelle à saumon la plus longue au monde. Comme c’est la période où le saumon vient frayer, nous pouvons voir des saumons remonter le fleuve par cette échelle. Ce soir, nous sommes allés assister au spectacle de vaudeville, ``Frantic Follies`` de la comédie, du chant et de la danse (spécialement le CanCan), un spectacle bien divertissant qui est à l’image du Klondike. De retour au motorisé, nous allons au lit car Jean Roch désire partir tôt demain matin, direction Dawson City, la ville de la ruée pour l’Or.



Dimanche, 19 août 2012.

Nous nous levons à 7h00 et partons à 8h00 pour Dawson City, la ville du Klondike (rivière qui se jette dans le fleuve Yukon), la ville de la Ruée vers l’Or. La ville de Dawson est située à la croisée des deux cours d’eau. C’est nuageux ce matin mais il ne pleut pas. Vers midi, il fait soleil avec une température de 21 C. Nous parcourons une distance de 534 km et faisons notre entrée dans la ville de Dawson City à 1h30. La population de Dawson City est actuellement de 1881, en 1898 elle avait atteint 30,000 personnes. Dawson City a d’abord été la Capitale du Yukon mais en 1953, la Capitale fut transférée à Whitehorse. Nous nous dirigeons directement au Bureau de Tourisme, nous visionnons un film sur la ville et la Ruée vers l’Or. Notre première visite est le Lieu Historique National de la Drague-Numéro-Quatre. En arrivant sur les lieux, nous avons devant nous une machine géante d’extraction de l’or. C’est aussi appelé un navire car cette drague est normalement ancrée sur l’eau et flotte. La Drague numéro 4 est aussi grande que les deux tiers d’un terrain de football et est haute de huit étages. Cette drague est une drague à godets et à coque de bois, la plus grande en Amérique du Nord. La Marion Steam Shovel Company d’Ohio l’a construite pour la Canadian Klondike Mining Company en 1912. Cette drague fonctionnait en moyenne 200 jours par année, 24 heures par jours, d’avril à novembre, selon la température. Cette machine, à elle seule, a rapporté l’équivalent de 8,6 millions de dollars en or sur 46 ans. Après cette visite, nous montons au Dome, c’est le sommet de la montagne adossée à la ville de Dawson et nous avons de cet endroit une vue sur la ville et de tous les champs d’or. Nous revenons au centre-ville et partons à pied faire des photos de la ville. Tout est resté à l’identique, comme au début du siècle. Mis à part la rue qui longe le fleuve Yukon, toutes les autres rues sont en terre battue et les trottoirs sont en bois. Les petites maisons ont pour la plupart été rénovées et repeintes, les autres en bois rond ont été conservées comme telles. Les plus gros édifices, ont aussi été rénovés et repeints. Quelques nouveaux édifices ont été construits (hôtels) mais en conservant l’architecture du début du siècle. C’est très spécial, il nous semble que nous circulons dans un décor de film, du début du siècle. Nous soupons et à 20h00, nous nous rendons au Casino (le plus vieux du Canada) et assistons au spectacle des ``Diamond Tooth Gerties`` sur une scène située au centre des tables de jeux. Le spectacle est court, 30 minutes de chant et de danse (Tap Dance et Cancan) et nous le regardant en sirotant une consommation. Nous retournons au motorisé, nous allons nous stationner pour la nuit aux abords d’un terrain de balle. Il est 23h15 et les jeunes jouent encore à la balle car la noirceur n’est pas encore complète. Grosse journée, Jean Roch est déjà au lit et ce sera mon tour

Home Page Online
 This is a new domain name I have acqiured. I will use it to host my personal site where you can learn about me and my wife and follow us in our travels.

News

Print Print | Sitemap Recommend this page Recommend this page
© Jean Roch Lafrance